Περίληψη
Η παρούσα διατριβή έχει ως αντικείμενο την αντιπαραβολική μελέτη της άρνησης στην ελληνική και γαλλική γλώσσα, με σημείο εκκίνησης και παρατήρησης την επαφή των δύο γλωσσών κατά τη μεταφραστική διαδικασία.Κατά την αποδελτίωση μεγάλου αριθμού δεδομένων μεταφρασμένων κειμένων από τη γαλλική προς την ελληνική γλώσσα εντοπίζονται δομές που συστηματικά προτιμούν οι μεταφραστές. Σύμφωνα με το θεωρητικό μοντέλο που έχει προτείνει η Guillemin-Flescher (1981), της συλλογικής οργάνωσης του λόγου (organisation collective du discours) (1986), αυτή η συστηματικότητα δεν μπορεί να αποδοθεί στην τυχαιότητα. Ειδικότερα όσον αφορά την έννοια της άρνησης, παρατηρείται ότι ο μεταφραστής πολύ συχνά επιλέγει να αποδώσει με συντακτική άρνηση ένα πρωτότυπο με καταφατική πρόταση που περιλαμβάνει ένα στοιχείο με αρνητική σημασιολογία. Στόχος της διατριβής είναι να καταστήσει εμφανή αυτή την τάση και να προτείνει μια αιτιολόγηση γι’ αυτή την body (SOURCe).
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Περίληψη σε άλλη γλώσσα
Cette thèse aborde la notion de la négation linguistique au moyen d’une analyse contrastive sur deux systèmes linguistiques, le français et le grec moderne, mis en contact grâce au processus de la traduction. En comparant des corpus traduits, on observe que lors du passage du français au grec, le traducteur opte pour la négation syntaxique, tandis que le texte original propose une phrase affirmative comportant un terme à sémantisme négatif. L’objectif de cette recherche est de mettre en évidence cette tendance, et de proposer une justification de ce contraste entre d’une part la négation syntaxique, fréquemment utilisée dans les textes traduits grecs, et d’autre part la négation lexicale, qui est très souvent le choix du locuteur français pour exprimer la négation.
L’hypothèse principale est qu’il y a des raisons morphosyntaxiques (propriétés des lexèmes examinés) mais aussi sémantiques et pragmatiques, tels que le sémantisme des lexèmes français (peu, sans, refuser, interdire, etc.) ...
Cette thèse aborde la notion de la négation linguistique au moyen d’une analyse contrastive sur deux systèmes linguistiques, le français et le grec moderne, mis en contact grâce au processus de la traduction. En comparant des corpus traduits, on observe que lors du passage du français au grec, le traducteur opte pour la négation syntaxique, tandis que le texte original propose une phrase affirmative comportant un terme à sémantisme négatif. L’objectif de cette recherche est de mettre en évidence cette tendance, et de proposer une justification de ce contraste entre d’une part la négation syntaxique, fréquemment utilisée dans les textes traduits grecs, et d’autre part la négation lexicale, qui est très souvent le choix du locuteur français pour exprimer la négation.
L’hypothèse principale est qu’il y a des raisons morphosyntaxiques (propriétés des lexèmes examinés) mais aussi sémantiques et pragmatiques, tels que le sémantisme des lexèmes français (peu, sans, refuser, interdire, etc.) et grecs (λίγο (ligho) ‘peu’, χωρίς (xhoris) ‘sans’, αρνούμαι (arnume) ‘refuser’, απαγορεύω (apaghorevo) ‘interdire’, etc.) étudiés qui fonctionnent en tant que contraintes pour le traducteur. La méthode de travail adoptée est celle proposée par Guillemin-Flescher (1981, 1986), à savoir le travail sur un corpus parallèle traduit. Le phénomène de la négation étant complexe en soi est traité dans un cadre théorique varié. La démarche suivie s’appuie sur les approches suivantes : la théorie des échelles argumentatives d’Anscombre et Ducrot (1978), celle des maximes conversationnelles de Grice (1979) et la théorie du domaine notionnel de Culioli (1990). Notre corpus d’étude est constitué de textes littéraires (romans), de la presse écrite française traduite en grec (journaux), de textes officiels du Parlement européen figurant en ligne dans les deux langues et d’un corpus parallèle français-grec (SOURCe).
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